Mission et historique

Fondé en 1948, le Théâtre du Rideau Vert est le premier théâtre professionnel francophone au pays.

Consultez l'historique du Théâtre du Rideau Vert en 65 points
Mission

Le Théâtre du Rideau Vert a pour mission de fournir à la collectivité des représentations symboliques de l’existence humaine et d’enrichir son imaginaire par le biais du théâtre considéré comme art.

Historique

C’est en 1948 qu’Yvette Brind’Amour et Mercedes Palomino fondent le Théâtre du Rideau Vert. L’établissement, devenu depuis le plus ancien théâtre professionnel francophone en Amérique du Nord, présente sa première production, Les Innocentes de Lillian Hellman, en février 1949, au Théâtre des Compagnons.

La fondation du Théâtre du Rideau Vert s’inscrit dans l’effervescence de l’après-guerre, une période qui a vu naître plusieurs compagnies – souvent hélas éphémères – toutes animées d’une volonté de pratiquer le théâtre comme un art et non un commerce. Il s’agissait, pour ses deux fondatrices, de créer leur propre projet artistique et de préserver les avancées dans le domaine du jeu de l’acteur, développées entre 1943 et 1948 par Pierre Dagenais à l’Équipe : originalité du répertoire, jeu psychologique moderne, adoption de la convention du quatrième mur et augmentation radicale du temps de répétition.

Dans les années cinquante, la compagnie joue ses petites formes au Théâtre Anjou – une salle de 90 places située dans l’ouest de Montréal – et présente ses spectacles nécessitant davantage de déploiement au Monument-National, au Théâtre St-Denis ou au Gesù. C’est d’ailleurs dans cette dernière salle que, pour marquer son 10anniversaire, les fondatrices présenteront une mémorable production de La Reine morte de Montherlant.

 

3femmes
Mercedes Palomino, Yvette Brind’Amour et Denise Filiatrault

 

En 1960, le Théâtre emménage dans l’ancien Théâtre Stella (auparavant Théâtre Chanteclerc) et fixe sa personnalité : il s’affichera comme un théâtre en prise sur l’actualité théâtrale, enclin à explorer le répertoire des 100 années précédentes et ouvert sur la création. Au cours de cette période, qui se prolongera jusqu’au décès de sa directrice artistique fondatrice en 1992, le Théâtre du Rideau Vert produit un nombre remarquable de créations québécoises majeures dont Sonnez les matines de Félix Leclerc, Une maison, un jour et Encore cinq minutes de Françoise Loranger, L’Exécution de Marie-Claire Blais, Les Belles-Sœurs, Albertine, en cinq temps et Le Vrai Monde? de Michel Tremblay, La Sagouine et Évangéline Deusse d’Antonine Maillet, et fait redécouvrir Les Fridolinades de Gratien Gélinas.

C’est le Théâtre du Rideau Vert qui révèle au public francophone montréalais les Jean Anouilh, Jean Giraudoux, Noël Coward, Federico Garcia Lorca, Alfred de Musset, Georges Bernanos, Luigi Pirandello, Albert Camus, Harold Pinter, Pedro Calderon de la Barca, Brendan Behan, Maurice Maeterlinck, Françoise Sagan et Eduardo de Filippo ainsi que les productions visant le public de l’enfance et la jeunesse.

Après le décès de madame Brind’Amour en 1992, monsieur Guillermo de Andrea assume la direction artistique du Théâtre du Rideau Vert jusqu’en 2004. Au printemps 1997, madame Mercedes Palomino invite Serge Turgeon à se joindre à l’équipe de direction comme directeur général adjoint, puis en tant que directeur général. Il conserve ce poste jusqu’à sa mort en 2004. Le 29 juin 2004, le conseil d’administration nomme alors Denise Filiatrault à la direction artistique. Son interprétation personnelle de la direction artistique, alliée à sa connaissance du passé, redonnera une vigueur nouvelle au Théâtre du Rideau Vert.

Le 29 juin 2004, le conseil d’administration nomme alors Denise Filiatrault à la direction artistique.

Soucieuse de produire, de présenter et de faire tourner du théâtre qui s’adresse à un large public, l’actuelle directrice artistique veut aussi émouvoir et provoquer la réflexion. La volonté de créer une dynamique entre artistes d’expérience et artistes émergents, entre création et répertoire, entre dramaturgie québécoise actuelle et dramaturgie internationale actuelle est au cœur de sa vision artistique, au même titre que sa volonté de renouveler les perceptions à l’égard du théâtre musical et de la revue. Fondée sur une conscience aiguë de l’identité du Théâtre du Rideau Vert, sa vision artistique repose sur le choix de la dramaturgie et sur les relations avec les comédiens. Depuis sa nomination, Denise Filiatrault œuvre à inscrire le Théâtre du Rideau Vert dans le paysage culturel, se voulant à la fois ouverte et présente dans le milieu.

Ayant pignon sur rue dans un quartier d’une grande richesse culturelle, le Plateau-Mont-Royal, le Théâtre du Rideau Vert est bien ancré dans son milieu et assume pleinement son rôle à titre de membre à part entière de la communauté théâtrale montréalaise.