Mot de la directrice

Un théâtre que je souhaite accessible à tous

Depuis mon arrivée au Théâtre du Rideau Vert, j’ai toujours souhaité vous offrir un théâtre captivant et vivant, car il évolue nécessairement avec son temps et ceux qui le façonnent.

Chers amis,

Vous le savez, j’aime le théâtre pour sa capacité à dire les choses, à dévoiler et transmettre des émotions. Ce sont cette recherche et cette transmission d’une émotion qui portent en grande partie mon travail à la tête du Théâtre du Rideau Vert, un théâtre que je souhaite accessible à tous.

Dominée par de grands classiques contemporains, la saison prochaine se place sous le signe de la complexité des rapports humains. Rancœur, amertume, mélancolie, amours passionnées, amitiés trahies…

En ouverture de saison, nous accueillerons une grande pièce du répertoire nord-américain : La mort d’un commis voyageur, d’Arthur Miller, qui voit le retour de Serge Denoncourt pour une troisième mise en scène au TRV. Ce drame intemporel questionne le rêve américain au travers de Willy, un homme qui doit faire face à la réalité de ce qu’il est devenu.

Puis ce sera déjà le temps des Fêtes. Pour l’édition de 2017 revue et corrigée, dont René simard prendra les rênes entouré d’une nouvelle équipe d’auteurs, nous retrouverons avec plaisir Suzanne Champagne et Benoit Paquette, deux habitués qui reviennent cette saison avec leurs acolytes Martin Héroux, Julie Ringuette et Marc St-Martin.

Pour faire suite : L’Homme éléphant, de Bernard Pomerance, dans une mise en scène de Jean Leclerc. Explorant les limites des valeurs de bonté et de charité, c’est une œuvre touchante qui nous questionne profondément sur notre compassion et notre empathie envers l’autre. Et pour incarner cet être qui nous semble si différent : nul autre que Benoît McGinnis.

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Au printemps, nous nous transporterons dans la vie d’artistes parisiens du 19e siècle. Adaptée librement par Marie-Josée Bastien d’après le scénario de Sarah Kernochan, Impromptu est une comédie à la fois drôle et romantique sur les mœurs peu communes d’une femme libre, l’écrivaine George Sand.

Et pour terminer la saison, j’ai choisi une pièce d’Harold Pinter, Trahison. Un aveu, un triangle amoureux et le poids des non-dits… L’infidélité, que ce soit en amour ou en amitié, est un sujet dont les êtres humains ne cesseront jamais de débattre. Ces tromperies sont de telles blessures à notre égo qu’elles comptent parmi nos plus grands tourments.

Au plaisir de vous accueillir nombreux au Théâtre du Rideau Vert ! Bonne saison !

 

 

DF-signature
Denise Filiatrault