Chacun sa vérité
15.01.85 10.02.85

Chacun sa vérité

  • Une pièce de

    Luigi Pirandello

  • Version française

    Benjamin Crémieux

  • Mise en scène

    Danièle J. Suissa

M

onsieur Ponza est-il fou? Est-ce sa belle-mère Madame Frôla qui a perdu la tête? Toute la ville s’interroge. Qui est la victime de l’autre? Car il y a, il doit y avoir une vérité.

Il est bien difficile de savoir quelles circonstances ont poussé Pirandello à écrire Chacun sa vérité, mais il est certain que la schizophrénie et les altérations de la personnalité sont les ressorts principaux de l’œuvre. Hélas, l’auteur en avait, sous les yeux, un exemple vivant. Depuis 1904, son épouse, d’une jalousie maladive, sombrait dans la folie et en 1915 la maladie s’était aggravée au point que quatre ans plus tard il devait se résoudre à la faire interner. Robert de Beauplan écrit: « C’était toutefois une folle intermittente. Tantôt elle recouvrait sa lucidité, tantôt son esprit s’égarait et elle perdait la conscience d’elle-même. En soignant cette déséquilibrée, Pirandello s’intéressa au problème passionnant de l’âme humaine. Il en vint à déceler chez les êtres normaux eux-mêmes, ou qui passent pour tels, des symptômes d’aberration mentale. Mais qu’est-ce que la raison? Existe-t-elle en soi ou bien n’est-elle qu’une construction factice, aussi contestable que ce qu’on appelle communément folie? Il n’y a pas de vérité absolue. Il y a des vérités contradictoires, qui valent seulement pour l’individu qui les conçoit et dont aucune n’a le droit de prévaloir sur l’autre. À chacun sa vérité… »

En 1908, la ville de Messine avait été anéantie par un terrible tremblement de terre, et en 1915 une semblable catastrophe avait fait plusieurs milliers de morts à Avezzano. Ces désastres marquèrent Pirandello et lui inspirèrent la situation des personnages de Chacun sa vérité qui ne possèdent plus rien, pas même ce qu’ils disent être. Là commence le rôle de l’inconscient, le dédoublement de la personnalité et l’illogisme des comportements.

Une pièce au suspense fascinant. Un mélange d’humour ironique et d’angoissante obsession.

* En Italie, en 1917, dans un chef-lieu de province.

Mise en Scène

  • Danièle
    J. Suissa

Distribution

  • Catherine
    Bégin
  • Yvette
    Brind'Amour
  • Vincent
    Davy
  • C Jerry Pigeon
    Annette
    Garant
  • C Monic Richard
    Jacques
    Godin
  • Jean-Marie
    Lemieux
  • Jacques
    Lorain
  • C Camirand
    Claire
    Pimparé
  • C Louise Leblanc
    Gérard
    Poirier
  • C Agence Robitaille
    Claude
    Préfontaine
  • Arlette
    Sanders
  • Claude
    Sandoz
  • C André Panneton
    Lénie
    Scoffié
  • C André Panneton
    Gisèle
    Trépanier
  • Une pièce de

    Luigi Pirandello

  • Version française

    Benjamin Crémieux

  • Mise en scène

    Danièle J. Suissa

  • Assistance à la mise en scène

    Linda Léonard

  • Concepteurs

    Décors CLAUDE GIRARD Costumes FRANÇOIS BARBEAU Éclairages NICHOLAS CERNOVITCH Accessoires LUC BELLAND Perruques LOUISE LAMOUREUX Maquillages JACQUES LAFLEUR

  • Graphisme

    Gérald Zahnd

  • Photos de production

    © Guy Dubois