Le mot de la directrice artistique

Il me fait plaisir d’enfin pouvoir proposer une saison complète, qui saura, je l’espère, vous émerveiller et vous émouvoir !

© Dominic Gouin

Au cours de son histoire, le Rideau Vert en a connu des créations et des « re- créations » d’œuvres marquantes.

C’est donc à la frontière du Familier et de l’Inédit que se déploiera notre 74e saison. En effet, nos cinq spectacles – qu’ils jouissent d’une notoriété ou qu’ils puisent leur inspiration à même des œuvres consacrées – évoqueront peut-être certains souvenirs.

C’est la pièce Le Fils, du surdoué dramaturge Florian Zeller, qui lancera la saison 2022-2023. Créée en France en 2018, cette œuvre sensible et surprenante explore le délicat sujet du mal-être adolescent. René Richard Cyr y dirigera Vincent-Guillaume Otis dans le rôle du père et le jeune Émile Ouellette dans celui du fils.

Véritable tradition du TRV, la toujours très attendue Revue et corrigée sera de retour pour le temps des Fêtes! Sous la houlette de Natalie Lecompte, la talentueuse équipe de comédiens soulignera en humour les bons – et surtout moins bons! – coups des personnalités publiques d’ici et d’ailleurs.

L’hiver 2023 verra des auteurs contemporains suivre les traces d’auteurs classiques et s’emparer de leurs pièces iconiques pour en faire rejaillir de nouveaux éclats.

Avec Une maison de poupée, 2e partie, l’Américain Lucas Hnath donne une voix et un souffle actuels aux personnages d’Henrik Ibsen. Marie-France Lambert signera la mise en scène de cette œuvre percutante où Macha Limonchik incarnera Nora qui, 15 ans après avoir abandonné le domicile familial, y retourne pour faire une demande un peu particulière.

En mars, c’est la création de la délicieuse comédie dramatique Pif-Luisant de Gabriel Sabourin, qui prendra l’affiche. Retrouvez Edmond Rostand, quelques mois avant qu’il ne connaisse la gloire avec Cyrano de Bergerac. Entre désirs amoureux et quêtes personnelles, l’auteur s’interroge sur son rapport à l’écriture, le tout mis en scène par Stéphane Brulotte.

En fin de saison, Pierre Bernard revisitera sa toute première mise en scène de la pièce Traces d’étoiles de Cindy Lou Johnson. Quelque 30 années après l’avoir créée au Théâtre de Quat’Sous, il dirigera Mylène Mackay et Émile Schneider dans ce huis clos à la fois âpre et passionnel.

Bonne saison !

 

Denise Filiatrault