Mot de la directrice artistique

Un théâtre que je souhaite accessible à tous

Depuis mon arrivée au Théâtre du Rideau Vert, j’ai toujours souhaité vous offrir un théâtre captivant et vivant, car il évolue nécessairement avec son temps et ceux qui le façonnent.

© Jean-François Bérubé

Cher public,

Réunir en une même saison les grands Cervantès, Molière et Strindberg, pour les faire cohabiter avec des écritures contemporaines nord-américaines, est pour moi aussi stimulant que réjouissant. J’ai hâte de vous présenter ce condensé d’énergie et d’originalité en espérant qu’il vous fasse vivre des moments qui laisseront des traces dans votre imaginaire et vos cœurs.

Dans cet esprit, j’accueille des metteurs en scène chevronnés qui, au fil des ans, ont fait la joie de nos spectateurs, ainsi que des têtes plus nouvelles mais assurément talentueuses.

Sur la ligne de départ : René Richard Cyr reprendra son inspirant Homme de la Mancha avec sa vibrante distribution originale qui livrera des chansons inoubliables de Jacques Brel.

Comme nous aimons cultiver de nouvelles affinités artistiques, Natalie Lecompte est invitée à diriger pour une deuxième année consécutive Revue et corrigée. Il est d’ores et déjà clair que nos auteurs trouveront en 2019 une matière foisonnante et grinçante.

Fidèle à lui-même — et à Molière — Michel Monty nous promet un Malade imaginaire un brin irrévérencieux et capable de dilater la rate la plus rigide.

Dans un registre plus intime, Serge Denoncourt jouera de subtilité avec Mademoiselle Julie, où il nous offre un duo intrigant et séduisant.

Marc St-Martin — qui brûle nos planches dans Revue et corrigée — portera pour une première fois au Rideau Vert le chapeau de metteur en scène, avec le texte de Christopher Durang, Vania et Sonia et Macha et Spike, une parodie-hommage à l’œuvre d’Anton Tchekhov.

En ouverture de saison, nous sommes fiers d’accueillir une production créée à La Licorne, Comment je suis devenu musulman, de Simon Boudreault, une comédie qui a marqué les esprits et qui, surtout, est une véritable invitation au dialogue. Un dialogue auquel nous croyons intensément puisque sur notre scène, nous avons toujours fait se rencontrer et se répondre les générations, les genres artistiques, les cultures et les propos d’auteurs. Il nous importe d’interpeler nos spectateurs en leur offrant des spectacles propices à la réflexion.

Je vous souhaite une très belle saison 2019-2020.

DF-signature
Denise Filiatrault