La Joyeuse criée
09.12.82 22.01.83

La Joyeuse criée

  • Une pièce de

    Antonine Maillet

  • Mise en scène

    Yvette Brind'Amour

S

ept personnages se détachent de la fresque acadienne de l’époque la plus joyeuse de son histoire et s’en viennent, l’un après l’autre, crier au monde leur joie, leur rêve, leur nostalgie ou leur envie de vivre.

« Tout est parti d’une conversation entre Antonine, Viola et moi autour d’une scène de vie, devenue scène littéraire: la vente des pauvres. C’était coutume autrefois pour l’Église, dans certains villages, de prendre à sa charge les pauvres, les vieillards et les orphelins qu’elle s’engageait à placer chez les moins offrants, c’est-à-dire chez les âmes charitables qui finiraient par les nourrir et les loger pour presque rien.

Jusque là, rien n’est encore bien joyeux. Mais joignez-y toutes les autres formes de ventes, de criées en plein air où l’on offre à peu près tout: les choux, les chapeaux, les chansons, les proverbes, en passant par la défunte qui voit défiler les couronnes et les messes pour acheter son ciel ; et la Piroune qui offre ses charmes; et Marichette qui cherche à acheter sa chance au bingo ; et la Sagouine qui voudrait bien sa part de bonheur ; et la Sainte qui grignote sur le bonheur des autres.

Chacun avec sa voix fait sa propre criée qui vous dit qu’il est vivant.

Un spectacle un peu fou, un peu philosophe, plein de radotage et de commérage, plein surtout de bonne humeur. »

– Yvette Brind’Amour, metteure en scène.

* Le titre de la pièce fait référence au tableau La Joyeuse criée du peintre acadien Nérée DeGrâce, utilisé sur scène, dans le décor.

Mise en Scène

  • Yvette
    Brind'Amour

Distribution

  • C Dolores Breau
    Viola
    Léger
  • Alain
    Lamontagne
  • Une pièce de

    Antonine Maillet

  • Mise en scène

    Yvette Brind’Amour

  • Concepteurs

    Décors LUC RONDEAU Costumes FRANÇOIS BARBEAU Éclairages CLAUDE ACCOLAS Tableau NÉRÉE DEGRÂCE Musique ALAIN LAMONTAGNE

  • Graphisme

    Gérald Zahnd

  • Photos de production

    © Guy Dubois